DUO GAUDILLAT / VIRET

La musique proposée par Rémi Gaudillat et Jean-Philippe Viret témoigne de leur appétence pour une musique chambriste élégante, au sein de laquelle l’improvisation permet le développement d’un discours sans cesse sur le fil. Les compositions aux formes dépouillées sont autant de conversations fragiles et précieuses, d’où émergent mélodies soignées, intensité du son et substantifique matière improvisée. Une musique de la suggestion plutôt que de l’affirmation, des chemins de traverse plutôt que des grandes lignes droites, sans cesse en mouvement, tantôt ronde et sensuelle, tantôt anguleuse et espiègle.

01-A TA PLACE
03-EN FRICHE
12-DANS LE DOUTE

Ou comment une trompette et une contrebasse peuvent remplir l’espace avec une lisibilité, une clarté étonnante. Envolées à la Cappozzo, justesse et fraîcheur d’intonation chez Gaudillat, un travail important de soutien harmonique dans le jeu en double-cordes de Viret, ailleurs un partage de la mélodie ou un swing d’une grande finesse. Dans ce cocktail d’écriture contrôlée et de lâcher-prise, les duettistes trouvent une belle complémentarité sonore et une respiration commune. Etonnant ! Vincent Cotro, Jazz Magazine

 

Mélange de liberté revendiquée et d'allégeance à des formes de beauté adoubées par l'histoire. Belle réussite, vraiment, que cette connivence librement assumée dans un champ musical aussi large qu'ambitieux. Xavier Prévost, Les Dernières Nouvelles du Jazz

 

Un lendemain porteur d’espoir. Ce disque est une belle rencontre. De celles qui étonnent dans un premier temps et clament leur évidence au bout de quelques notes. Franpi Barriaux, Citizen jazz

 

Le son de trompette (ou de bugle) est superbe et la contrebasse anime la conversation avec un à-propos irréprochable. On pouvait s’y attendre avec deux musiciens qui vivent la musique sans plan de carrière ni pression marketing. Libres, ils sont et leur musique le démontre avec élégance et détermination. Dans ce disque, ils dorlotent les mélodies, peaufinent les improvisations, laissent du champ à leurs humeurs et ne peuvent ainsi que retenir notre attention.

Thierry Giard, Culture Jazz